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MOKICHI OKADA, MEISHU-SAMA

Meishu-sama sur le site www.rattail.org Mokichi Okada, Meishu-sama

Meishu-sama est une divinité pour Shinkenko Kyokai et son image ne devrait pas être représentée. Elle l'est ici à des fins pédagogiques.

Mokichi Okada

Jorei (ou Johrei) a été découvert par un japonais nommé Mokichi Okada, 岡田茂吉, 1882-1955.

De même que Jésus de Nazareth est appelé le «Christ», Mokichi Okada est appelé «Meishū-sama», 明主様, où «sama» est un signe de révérence un peu comme «l'honorable» et «shu» signifiant «maître» et «mei» «lumière». Notez qu'en pratique ou fait l'impasse sur l'accent du «ū». En français on prononce «méchoussama».

Son prénom est parfois orthographié «Mokiti». Souvent, quand on traduit des pages du japonais au français avec Google, le prénom est remplacé par «Shigeyoshi». Les traductions automatiques peuvent retourner «M.M.» ou même «Monsieur monsieur».

En savoir plus :

Famille

Meishu-sama est issu d'un milieu social modeste résidant dans un quartier sud de Tokyo. Ses parents tenaient une boutique de vêtements de seconde main.

Le milieu familial était chaleureux, aimant, uni et solidaire.

Enfant, il était déjà désireux d'aider les autres. Ainsi il participait autant que possible à la vie du magasin.

C'était un élève brillant mais de constitution physique plutôt faible. Il préférait lire que de jouer avec les autres enfants.

Il s'est marié à 25 ans avec Taka Aihara, une jeune femme de Yokohama, qui l'aidait avec compétence dans la gestion de leurs affaires.

Ensuite, 12 ans après, il ont un enfant né avant terme qui ne survit pas. Puis, malheureusement, peu de temps après c'est Taka qui décède, ajoutant encore à sa douleur.

En seconde noce il épouse Yoshi Ota, qui plus tard poursuivra son œuvre spirituelle avec le mouvement «Sekai Kyūsei Kyō», en anglais «Church of World Messianity», en abrégé «COWM» et qui sera alors appelée «Nidai-sama».

Santé

Meishu-sama a toujours été un enfant fragile. À 15 ans, quelques mois après le début de ses études aux beaux arts il a du abandonner son projet de devenir artiste peintre à cause de problèmes aux yeux.

Plus tard il a été hospitalisé plusieurs mois pour pleurésie puis tuberculose. Il guérit cependant en apportant des légumes à son alimentation, suite à une de ses lectures qui en vantait les qualités naturelles.

Encore plus tard il subit la fièvre typhoïde et guérit en 3 mois.

Ensuite sa vie a été émaillée de nombreuses difficultés de santé : hémorroïdes, problèmes d'estomac, péritonite, valvulopathie... qu'il a surmonté tout en travaillant avec opiniâtreté.

Alors qu'il était marié avec Taka, il s'est coupé accidentellement un tendon de l'index, ce qui a nui à la précision de ses mouvements. Ce doigt toujours en extension se remarque sur certaines photographies.

Vidéo Biographie de Meishu-sama Vidéo Biographie de Meishu-sama

Affaires

Meishu-sama a rencontré de brillants succès dans ses affaires, jusqu'à devenir multi-millionnaire, mais cela ne l'a pas empêché de subir à plusieurs reprises de terribles revers de fortune qui l'ont laissé un temps criblé de dettes.

Très tôt, à 23 ans, Meishu-sama a acquis un magasin d'accessoires de mode qu'il a développé avec l'aide de sa première femme Tara.

En tant que commerçant sa qualité première était l'honnêteté : Un jour il reçoit un directeur d'un grand magasin qui cherchait à acheter en gros un article particulier. Au cours de l'entretien Meishu-sama comprend que l'article dont il dispose ne correspond pas exactement aux besoins de son client, or il sait qu'un ses concurrents vend l'objet adéquat. Il décide alors d'en informer honnêtement son interlocuteur... Et rate ainsi la vente. Mais il avait gagné l'estime du directeur, et grâce à cela, des années plus tard il fit avec ces magasins des affaires fructueuses.

En 1915 Meishu-sama édite un journal pour dénoncer les errements de la politique et la corruption, et une banque pour le financer.

Mais en 1919 à la suite de la première guerre mondiale une dépression cause la faillite de sa banque et le déclin de ses affaires alors que sa femme vient de mourir.

Meishu-sama fait face à ces défis et les affaires reprennent... avant que le grand tremblement de terre de 1923 ne ravage complètement la ville de Tokyo...

Cette fois encore, il doit reconstruire...

Religion

Jusqu'en 1926, il a alors 44 ans, Meishu-sama ne s'intéressait pas particulièrement à la religion.

Il abordera ce sujet par la religion shintoiste Ōmoto.

Peu de temps après il commencera à recevoir des révélations divines, sur lesquelles il restera d'abord dubitatif.

Finalement il dut se rendre à l'évidence : il avait été choisi pour être le prophète d'un dieu unique avec la mission de sauver l'humanité.

C'est en 1931 qu'il eut la révélation de la transition de l'âge des ténèbres vers l'âge de la lumière. C'est à dire qu'après des millénaires de règne de la barbarie et des forces du mal, celles-ci céderont du terrain aux forces du bien, l'amour et la paix, et que un jour l'humanité atteindrait le paradis sur terre.

Parallèlement, dans le cadre de la religion Ōmoto, à force de méditation, il a pu expérimenter comment avec la prière il pouvait améliorer la santé d'autres personnes, ce qui lui a procuré de grandes joies.

En 1935, sur la base de ces révélations et des guérisons obtenues, il mit en place un mouvement religieux hors du cadre dogmatique et passéiste de la religion Ōmoto qui remporta vite un succès notable.

Mais à cette époque le Japon était dirigé par un gouvernement militaire particulièrement rigide dont le dessein était d'envahir la Chine et de réduire en esclavage ceux des chinois qui n'auraient pas été massacrés. De plus l'empereur était considéré comme le dieu vivant suprême, et parler d'un dieu unique pouvait être assimilé à un crime lèse majesté.

Meisu-sama a été emprisonné et son mouvement religieux a été dissous.

Cela ne l'a pas empêché de poursuivre ses études spirituelles. La liberté de croyance revenue avec la nouvelle constitution de 1946, lui permet de refonder un nouveau mouvement religieux sans revendication de pratique médicale, mais avec une puissance de guérison indéniable : Jorei (ou Johrei).

Meishu-sama s'est alors dévoué à diffuser les révélations reçues par de nombreuses conférences, à transmettre le pouvoir de canaliser la lumière divine, et à mettre en place des «paradis en miniature» et des musées, le «Mochiti Okada Museum» dans la ville de Hakone (plus tard dans les années '80 un second musée sera construit à Atami).

Enseignements

Les révélations qu'il a reçues, ainsi que le résultat de ses propres recherches sont compilés dans «les enseignements de Meisu-sama». Une partie de ces textes est accessible sur ce site internet www.rattail.org, en japonais bien sûr, en anglais pour partie, et malheureusement pas en français.

Lors de l'initiation, l'association Shinkenko Kyokai remet aux nouveaux initiés un recueil d'enseignements en français : le «Goshinso». Pour l'instant il est confidentiel.

L'organisation Johrei Fellowship entre autres a effectué un gros travail de traduction et d'adaptation à la pensée occidentale matérialisé par l'édition de livres notamment «Health and the New Civilization» que l'on peut se procurer facilement, mais ils sont en anglais...

Meishu-sama était autant un orateur intarissable qu'un auteur prolifique avec toujours un ton bienveillant et une visée pédagogique.

Les enseignements qui portent sur les vertus morales encouragent le lecteur à être honnête, à aider les autres, selon lui la seule voie authentique vers le bonheur. Il met en garde contre les comportements immoraux, pourtant à l'honneur dans le monde des affaires, qui certes peuvent apporter de suite la réussite sociale mais qu'il faudra payer sinon ici-bas du moins dans l'au-delà.

Les enseignements de Meishu-sama professent la foi en «Dieu le Créateur de l'univers», notion qui nous est familière car commune aux religion abrahamiques (christianisme, judaïsme, islam...), lesquelles, que l'on y adhère ou pas, font partie de notre culture. Par contre cette notion est étrangère à la culture japonaise traditionnellement polythéiste.

Quant au christianisme, la notion du «Makoto», correspond au message d'amour du Christ : «Aimez-vous les uns les autres».

Jorei

Peu après avoir crée son mouvement religieux «The Great Society of Kannon», Meishu-sama reçut par des révélations comment pratiquer Jorei, pratique qui se révéla encore plus puissante que la simple prière.

Elle consiste à diriger avec la paume de la main un rayon bienfaisant que l'on reçoit de Dieu vers une autre personne la soulageant ainsi de ses maux.

Dieu lui inspira aussi de fabriquer des talismans constitués d'un papier enroulé sur lequel il aurait inscrit le caractère «Lumière», 光 (Hikari). Ainsi, en portant ce talisman les pratiquants se sentiraient accompagnés par Dieu et seraient alors eux aussi en mesure de pratiquer Jorei.

Notez que Shinkenko Kyokai a évolué sur ce point : on y transmet sans talisman.

Les bombardements durant la guerre contre les américains ont favorisé le développement de Jorei.

Les guérisons spectaculaires des blessures infligées par les bombes ont été autant d'arguments pour prouver l'efficacité de Jorei. En plus l'évacuation de Tokyo a eu pour effet de disperser les pratiquants qui ont fait essaimer le mouvement ailleurs au Japon.

À Hiroshima, les 20 personnes qui portaient le talisman ont survécu, et en pratiquant Jorei elles ont pu en sauver d'autres.

Décès

En avril 1954, à 72 ans, Meishu-sama a été victime d'un malaise, une forte purification donc selon le principe d'élimination, avec les symptômes d'un accident vasculaire cérébral.

Il s'en est remis, mais curieusement il a changé physiquement à tel point qu'il disait : ce n'est non pas une renaissance mais «être né à nouveau». En effet, ses cheveux ont repoussé noirs, sa peau est redevenue souple comme celle d'un enfant et cinq lignes verticales sont apparues dans la paume de sa main gauche...

Il s'est alors occupé de mettre en place une organisation qui pourrait continuer son œuvre après son décès qui est survenu le 10 février 1955.

Alain Delange 01/2019