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LE MAKOTO : AIMER AIDER

Les humains et l'amour divin

Pour Meishu-sama et Shinkenko Kyokaï, « l'amour divin», c'est à dire l'amour infini que Dieu répand, lorsqu'il se manifeste dans les actions des humains, et aussi dans leurs paroles et même dans leurs pensées, est nommé «Makoto».

Remplacer simplement «Makoto» par «Amour» est un raccourci un peu trop rapide : En fait le Makoto est le fait que le comportement des humains soit inspiré par l'amour venant de Dieu.

Avoir du Makoto implique sincérité, honnêteté, intégrité, fidélité, dévouement sincère, vérité, réalité...

On peut aussi définir le Makoto comme l'alliance de la sincérité et de l'authenticité par opposition à la tromperie et à la fourberie.

Le Makoto est en contradiction avec l'individualisme prôné par une société basée sur l'argent car avoir du Makoto c'est penser d'abord aux autres en faisant passer son propre intérêt en second. Cela signifie aimer les autres, aimer aider, agir pour le bien-être de la société et du monde entier

Aimez-vous les uns les autres

Meishu-sama n'est pas le premier à recommander aux hommes de se laisser guider par l'amour divin.

Tel était en effet il y a deux mille ans le message de Jésus de Nazareth : Aime ton prochain comme toi même., Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres....

Dans cette dernière citation, le mot «comme» est capital : il fait référence à l'amour divin, celui qui inspire le Makoto.

Il s'agit bien en d'autres termes d'avoir du Makoto.

Enseignement

Quant on vient d'être un «membre initié» de l'association Shinkenko Kyokaï, donc que l'on est à même de transmettre Jorei (ou Johrei), on reçoit un document de 200 pages, le «Goshinso», un recueil d'une sélection des enseignements de Meishu-sama.

Shinkenko Kyokaï a fait le choix de mettre en avant le Makoto. Le document s'ouvre en effet sur un des rares écrits de Meishu-sama sur ce sujet.

Voici la citation de ce texte rédigé dans le Japon de 1948 :

MAKOTO - SINCÉRITÉ ET AUTHENTICITÉ

La clé de la solution des problèmes du monde - tant ceux des individus que des états - tient en un mot : Makoto. Makoto signifie amour.

Si les politiques menées sont creuses et inadéquates c'est parce qu'elles manquent de Makoto.

Les ressources matérielles manquent car il n'y a pas assez de Makoto sur terre.

L'absence de Makoto est la cause du déclin moral. L'absence de Makoto déclenche la violence.

L'origine de tous les crimes et de la corruption de notre société vient du manque de Makoto.

Les religions, l'éducation et l'art ne sont rien de plus que des coquilles vides à moins qu'ils n'aient le Makoto pour noyau.

Si seulement nous pouvions trouver le Makoto... Ah, trouver le Makoto !

Partout je le dis aux gens : il n'y a qu'une solution à vos problèmes. Le Makoto en est la seule clé.

Jorei et le Makoto

Pour être à même de transmettre Jorei il faut être membre membre initié de Shinkenko Kyokaï.

L'initiation est à la portée de tous, il n'y a rien à comprendre, c'est un lien spirituel qui est établi entre le nouvel initié et Meishu-sama au cours d'une sorte de cérémonie.

Comme Jorei est une pratique qui ne peut être que bénévole, elle est de fait réservée à ceux qui ont du Makoto.

Personne ne peut juger du niveau de Makoto de quelqu'un d'autre, seul Dieu à qui même les pensées les plus intimes n'échappent pas, le peut. Si bizarrement quelqu'un dépourvu de Makoto cherchait à être initié pour transmettre Jorei, Dieu l'en empêcherait, par exemple, en lui faisant rater son train.

Gentillesse et élégance discrète

Donner de son temps sans contrepartie pour aider les autres est une preuve de gentillesse. C'est pourquoi parmi les membres de l'association Shinkenko Kyokaï il n'y a que des gens gentils.

Ceux qui sont à même de transmettre Jorei constatent vite qu'ils obtiennent des résultats extraordinaires en matière de guérison, des résultats souvent hors de portée des techniques médicales les plus avancées.

Même si le transmetteur garde à l'esprit que ce ne sont pas ses talents qui ont provoqué ces miracles mais la force de Dieu lui-même, il en retirera légitimement de grands satisfactions. Il est probable que la personne qui reçoit les bienfaits, même si elle remercie Dieu et Meishu-sama se confonde en admiration débordante envers le transmetteur.

C'est alors que le transmetteur, qui ne manque pas de Makoto, devra faire preuve d'élégance discrète en évitant de se mettre en avant. Il évitera de faire remarquer combien extraordinaires sont les résultats obtenus. Bref il ne tirera pas profit personnel de la situation. Il ne manquera pas de rappeler que ce sont les pouvoirs de Dieu et de Meishu-sama qui ont agit.

Bonheur et Altruisme

Déjà avant qu'il ne se préoccupe de religion et même qu'il soit appelé Meishu-sama, Mokichi Okada trouvait son bonheur en rendant les autres heureux. Je dois dire que je le rejoins sur ce point.

L'éducation supérieure, le monde du travail et des affaires exacerbent la compétition et le profit personnel au mépris des autres et de l'intérêt commun. Ces idées véhiculées par la société matérialiste et capitaliste induisent l'individualisme et la tendance à dénigrer l'altruisme.

Nous jouissons d'une aisance matérielle inédite dans l'histoire de l'humanité, d'une médecine et d'une protection sociale développées et de l'absence de conflits majeurs depuis des décennies. Pourtant le bonheur qui devrait être généralisé ne semble pas être la règle...

Penser à son propre bonheur au mépris des autres, c'est selon Meishu-sama, comme semer des graines de malheur. Par contre en faisant des efforts pour rendre les autres heureux nous produisons les conditions de notre bonheur.

C'est ce que les religions, le Christianisme avec l'amour, et le Bouddhisme avec la bienveillance, essayent depuis des siècles d'apprendre aux hommes.

En ayant du Makoto, en pratiquant Jorei, en allégeant bénévolement les fardeaux des autres pour les mettre sur le chemin du bonheur, c'est notre propre bonheur que nous trouvons.

Shojō et Daijō

Voici deux termes japonais qui n'ont pas d'équivalent en langues occidentales : «Shojō» et «Daijō».

Le premier, Shojō, porte une idée de verticalité et le second, Daijō, une idée d'horizontalité.

Ainsi en matière d'ouverture d'esprit, Shojō est plutôt étroit tandis que Daijō est grandement ouvert.

En matière de religion, Shojō correspond à la croyance bouddhique du Hinayana qui met l'accent avant tout sur la seule réalisation personnelle. Daijō correspond au Mahayana qui met l'accent sur l'aide apportée à autrui.

En toutes choses Meishu-sama recommande d'avoir une attitude équilibrée adaptée aux circonstances qu'il nomme «Izunome» : jamais complétement Shojō ni complétement Daijō mais quelque part entre les deux.

Shinkenko Kyokaï, articulée autour de la pratique de Jorei qui permet d'apporter une aide réellement efficace aux autres, est une religion essentiellement Daijō.

Elle a cependant un aspect Shojō car la pratique de la transmission de Jorei, les bonnes actions, etc... le Makoto donc, sont aussi des moyens d'élever son niveau spirituelet d'être vraiment soi-même.

C'est pourquoi Jorei qui mêle ces deux aspects est une pratique équilibrée.

Alain Delange 02/2019